Requin-lutin (Mitsukurina owstoni)
Crédit : National Geographic

Requin-lutin (Mitsukurina owstoni)

Introduction

Le requin lutin (Mitsukurina owstoni) est un requin aussi mystérieux qu’effrayant (à cause de son physique), il n’y a eu quasiment aucune étude directe de cette espèce, la plupart des spécimens étudiés étaient déjà morts.

Nous n’avons pas encore défini de statut de conservation pour cette espèce mais nous ne pensons pas qu’elle est menacée, elle est sous le statut de “Préoccupation mineure” selon l’IUCN.

Clés d'identification

Long museau plat

Dents fines et longues qui dépassent de la bouche, même lorsqu’elle est fermée

Couleur du corps blanche/rose qui devient grise lorsqu’il est mort

Taille commune 300-400 cm, taille max 617 cm

 

Zone de vie et répartition

Le requin lutin évolue sur les plateaux continentaux extérieurs et les pentes supérieures à grande profondeur, il peut vivre jusqu’à 1200 mètres de profondeur.

Nous le retrouvons en Atlantique Ouest : Guyane, Suriname et Guyane française. En Atlantique Est : France (Golfe de Gascogne), Madère, Portugal et Afrique du Sud. Dans l’Océan Indien occidental : au large de l’Afrique du Sud. Pacifique occidental : Japon, Australie (Australie du Sud, Nouvelle-Galles du Sud), Nouvelle-Zélande. Et enfin dans le Pacifique Est : États-Unis (Californie du Sud), les observations sont si rares et étendues que la présence de ce requin pourrait s’étendre bien au-delà des zones citées. De plus la majorité des spécimens connus proviennent des baies du Japon.

Régime alimentaire

Il se nourrit de crabes, de poissons d’eau profonde, de crevettes, et d’autres petits animaux. Le régime alimentaire du requin lutin est probablement plus large mais nous n’avons pu étudier que très peu ce requin.

Il existe plusieurs hypothèses autour des techniques de chasse du requin lutin que nous expliquons dans cet article.

Reproduction

Ovovivipares, les embryons se nourrissent de sac vitellin et d’autres ovules produits par la mère.

Divers

Le requin lutin a le mouvement de mâchoire le plus rapide des océans, son mouvement est si rapide que l’on peut l’observer qu’au ralentit, sa vitesse est de 3 mètres/secondes

Il est parfois utilisé séché et salé.

Classification

Ordre : Lamniformes

Famille : Mitsukurinidae

Genre : Mitsukurina

Sources

FishBase, ADW Animal Diversity Web

International Union for Conservation of Nature and Natural Resources. 2002. “2002 IUCN Red List” (On-line ). Accessed 03-23-03 at http://www.redlist.org/.

CITES. 2004. “Cites:Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora” (On-line). Accessed March 21, 2003 at http://www.cites.ec.gc.ca/default.cfm.

U.S. ESA. “U.S. ESA: NatureServe Explorer Data for Listed Status in the United States” (On-line ). Accessed 03-21-2003 at http://www.natureserve.org/explorer/statusus.htm.

Berger, G. 1987. Sharks. New York: Doubleday.

Compagno, L. 1984. FAO Species Catalogue: Vol. 4 Sharks of the World. Rome: United Nations Development Programme, Food and Agriculture Organization of the United States.

Duffy, C. 1997. Futher Records of the Goblin Shark, Mitsukurina owstoni (Lamniformes: Mitsukurinidae), from New Zealand. New Zealand Journal of Zoology, 24: 167-171.

Martin, R. 1999. “Biology of Sharks and Rays: Biology Of the Goblin Shark (Mitsukurina owstoni)” (On-line). Accessed March 16, 2003 at http://elasmo-research.org/education/shark_profiles/m_owstoni.htm.

Rorem, S. 2002. “Sea Creatures 101: Shark Series: The Goblin Shark: Ugly and Rare” (On-line ). Accessed 03-16-03 at http://www.suite101.com/article.cfm/aquatic_animals/87679.

Melvin Cornevin

Lycéen de 17 ans passionné des requins et autodidacte.

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